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Nos webdocs

De l’Iran à Marseille : tracer sa voie et redonner vie aux vieilles pierres

Webdoc 9

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Bâtir un château, et son projet professionnel

Webdoc 8

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Six étudiants-chercheurs en mission en Antarctique

Webdoc 7

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Bâtir son avenir en restaurant de vieilles pierres

Webdoc 6

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Réveiller les pierres, révéler les hommes

Webdoc 5

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Apprenti charpentier de Marine

Webdoc 4

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Sensibiliser les écoliers, futurs ambassadeurs de la sécurité routière

Webdoc 3

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De l’apprentissage à l’entrepreneuriat

Webdoc 2

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Une jeune femme dans un univers d’hommes

Webdoc 1

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Transcripts

Andréa :
Je m’appelle Andréa, j’ai 20 ans et je suis en train de me former pour le métier de technicien d’usinage.

Papa d’Andréa :
Bonjour Andréa

Maman d’Andréa :
Ça va chaton ?

Andréa :
Je vais faire des pièces grâce à des machines, en faisant de la programmation sur des machines de haute technologie.
Ça peut aller de pièces de voiture, à des pièces d’avion ou des pièces pour le médical.

Maman d’Andréa :
On est fiers parce qu’on voit qu’elle a trouvé sa voie en fait.
C’est quelqu’un qui a énormément de caractère, donc je trouve qu’un métier comme ça, pour elle, ça lui correspond vraiment, dans un milieu d’hommes. Donc je trouve que c’est vraiment bien.

Andréa :
Ce qui m’a donné envie de faire cette école, je dirai que c’est déjà le métier que j’ai adoré en faisant un stage ici. Et aussi le fait d’apprendre quelque chose de concret.

Andréa :
Je suis quelqu’un en général d’assez minutieux, donc j’aime bien que tout soit propre et parfait. Quand je fais des pièces propres, ça me rend heureuse pour la journée !
Ça m’est déjà arrivé de former des garçons à certaines machines. Après il n’y a pas eu de souci particulier. Ils étaient plutôt contents parce que j’aime bien le côté pédagogie, l’entraide entre élèves et il n’y aucun souci avec ça.
Il y a eu des moments depuis le début de ma scolarité, où j’ai eu des doutes, parce qu’il y avait des choses que je n’avais rien pas à faire. Et je voyais mes collègues qui avaient 2 ans de plus que moi en expérience dans cette école, y arrivaient très bien. Mais j’ai su remonter la pente et maintenant je pense que j’y arrive vraiment bien. Je pense que je serai un bon usineur.

Andréa :
J’ai la chance d’habiter dans un endroit où les femmes travaillent dans des métiers assez masculins. Ma meilleure amie est carrossière par exemple. Et du coup, je n’ai jamais eu ce problème de me poser la question « Est-ce que je peux faire un métier masculin ? Ou pas ? ». Pour moi, c’était complétement normal.

Andréa :
J’ai envie de transmettre que ce n’est pas parce qu’on est une femme, que l’on doit se laisser marcher dessus par les hommes. Et que vraiment il faut faire ce qu’on aime. Ça ne sert à rien de passer toute sa vie à faire quelque chose qu’on n’aime pas. Donc si on a envie de se tourner plutôt vers un métier manuel et un peu masculin, comme diraient les gens, autant le faire ! Il faut foncer !

Andréa :
Je pense que les hommes et les femmes sont vraiment complémentaires dans ce métier. Parce que les hommes ont les bras et le cerveau bien sûr. Et les femmes ont le cerveau et après les bras. Je pense que c’est plutôt ça ! (rires)

Thibaut:

Je m’appelle Thibaut, j’ai 24 ans. J’ai monté ma société en 2016, spécialisée dans l’impression 3D et l’usinage. Il y a deux associés, Valentin et moi-même. Et nous avons depuis septembre pris un apprenti en alternance. Actuellement, nous avons deux stagiaires et puis on a aussi mon chien !

Tout ce qui est pôle usinage, c’est tout pour de la sous-traitance industrielle, que ça soit pour de l’agroalimentaire, de la machine spéciale, de la maintenance, etc. Alors que la partie impression 3D, ça va être de la pièce de réparation, du prototypage.

J’ai commencé, je ne savais pas exactement ce que je voulais en fin de 3e. Et après, par le hasard, j’ai trouvé l’atelier d’apprentissage de Gorge de Loup, à Lyon. Je ne connaissais pas du tout la mécanique à la base, vraiment par hasard. J’ai trouvé ça tellement intéressant que j’y suis resté six ans : deux ans de CAP, deux ans de bac pro et deux ans de BTS en alternance cette fois. Et du coup après, j’ai décidé de m’associer avec un ami pour monter cette structure.

J’ai voulu créer une entreprise parce que je voulais avoir accès à toutes les étapes de la relation clients, à la saisie de devis. Je voulais en fait faire toutes les opérations sauf que dans les grandes boites, soit tu es devant la machine, soit t’es au commerce, soit t’es aux méthodes. Donc j’ai préféré carrément monter la mienne, comme ça s’il y a des problèmes ça retombe que sur moi.

Il faut comprendre que dans cette école-là, les élèves ne sont pas préparés à un diplôme. Ils sont préparés à un métier.
D’ailleurs les sociétés le savent. Un élève qui vient de Gorge de Loup, avec son bac pro, il va être plus compétent qu’un élève qui sort avec le même bac pro de n’importe quel lycée professionnel.

Il faut que ce type d’écoles se diversifie. Pas forcement que dans la mécanique, mais dans tous les métiers qui recrutent, il y en a une pelleté, et partout en France. Ça a été déjà bien enclenché mais il faut que ça continue.

C’est aussi une école qui va former à la vie. Les valeurs que ça inculte c’est le respect, la patience, la minutie aussi puisque c’est de la mécanique de précision. Il faut apprendre à taper ‘le centième’ comme on dit. C’est l’école de la vie si on peut dire ça comme ça !

VIA : Rendre les jeunes acteurs de leur sécurité routière

Anne-Valérie Troy – Coordinatrice du programme VIA TotalEnergiesFoundation et Fondation Michelin :
Les accidents de la route sont la première cause de mortalité des jeunes, des 5-29 ans dans le monde.
Ça représente plus de 500 jeunes qui chaque jour meurent sur les routes dans le monde. L’équivalent de deux avions pleins qui se crasheraient tous les jours.

C’est une évidence qu’il faut mener des actions pour sensibiliser les jeunes et arrêter ce massacre.

Le programme VIA, c’est un programme éducatif qui a été lancé en partenariat avec la fondation Michelin pour sensibiliser et éduquer les jeunes à la sécurité routière. La cible c’est les 10-18 ans.

Agnès Junet – Formatrice Pro2Cycles/Planète-Vélo
L’objectif du programme VIA c’est de la pédagogie de projets, c’est à dire que au final ils vont devoir créer un projet pour améliorer la sécurité routière autour de leur établissement scolaire.
Le programme va toucher tous les usagers de la route. Aussi bien ceux qui vont être piétons, que deux roues cyclistes ou scooters, ou passagers de voitures. C’est une structure vraiment innovante où le formateur n’est pas là pour dire aux élèves ce qu’ils doivent apprendre par cœur, ce qu’ils doivent savoir, pourquoi la règle est comme ça. Il est vraiment là pour les guider.

Anne-Valérie Troy :
Lorsqu’on a imaginé le programme VIA, on a pris en compte les expériences passées, on a réfléchi à la méthode qui était de rendre le jeune acteur du programme. Donc c’est lui qui est au centre, c’est lui qui réfléchit aux risques qu’il rencontre et aux solutions qu’il peut apporter.

Agnès Junet :
Avant la formation, ils ne se sentaient pas vraiment concernés et pensaient que le code de la route et la sécurité routière étaient pour ceux qui conduisent des voitures. Puis après la formation, mais surtout pendant car on les a vu évoluer, ils se sont petit à petit imprégnés.

Élève 1 :
J’étais acteur dans l’exercice et j’ai reçu des informations que j’avais sauvegardé dans une partie de ma tête que je n’utilisais pas et qui m’a fait redécouvrir tout ça.

Élève 2 :
Ce qu’on nous a appris, c’est très très important et il faut faire comme il faut !

Élève 3 :
Ce qu’on faisait c’était intéressant… et ça servait à quelque chose.

Élève 1 :
Et après à la formation, j’ai moi-même constater que sont des choses nécessaires et très importantes.

Élève 2 :
J’ai invité tous mes amis de pratiquer comme on nous a sensibilisé au cours de cette formation.

Anne-Valérie Troy :
Le programme VIA est en cours d’expérimentation sur 3 pays : en France, en région lyonnaise, au Cameroun et en Inde. Il doit être déployé sur l’ensemble du monde dans les années qui viennent.

L’idée est d’avoir 100 000 jeunes qui soient formés d’ici à 3 ans et ça c’est une première étape. Puisqu’on espère bien attirer d’autres partenaires sur ce programme qui permettra d’avoir encore plus d’impact et de pouvoir le déployer dans encore plus de villes et de pays.

D’ici 2020, ce programme de sensibilisation à vocation mondiale sera déployé auprès de 100 000 jeunes.

Léo :
Je m’appelle Léo, je suis apprenti ici depuis septembre. J’ai grandi sur une écluse donc j’ai toujours vu des bateaux. C’était dans un autre cadre sur un canal mais ça m’a toujours énormément plu. Et c’est un métier que je pensais en fait disparu. J’ai fait de la menuiserie avant et quand j’ai appris que je pouvais trouver un lycée qui faisait ces formations là j’ai décidé d’y aller. Donc j’ai fini mon BTS et je suis parti m’installer en Normandie pour passer le CAP.

Jean-Edouard Cardin :
Tu commences déjà à affleurer au maximum et une fois que tu arrives à fleur des clous tu les retapes. Tu remets un petit coup de lissage aussi, bien propre.

Léo :
Il y a quelques millimètres de matière en plus. Je vais faire la finition au petit rabot. Très bien, on va attaquer… à tout à l’heure.

Jean-Edouard Cardin :
A tout à l’heure.

Jean-Edouard Cardin :
Léo, c’est typiquement l’apprenti qui a un grand avenir devant lui, parce qu’il aime son métier, il est passionné, il a de la jugeotte, il ne comprend pas ce qu’on lui dit et il est tout à fait autonome.

Léo :
J’ai découvert le chantier l’année dernière quand j’ai dû faire un stage pour mon CAP en charpente de marine. Je suis venu pendant un mois faire un premier stage un peu d’initiation. Et puis après l’équipe m’a accepté en tant qu’apprenti. Il me reste encore un an à faire avant de passer le diplôme. Tout le mois que j’ai fait ici j’en restais impressionné à chaque fois que j’arrivais sur le chantier. Et puis même encore maintenant quand on voit qu’on arrive à avancer, qu’on arrive à lever de belles pièces et que ça change de l’aspect du bateau ça donne vraiment envie de continuer à voir la suite.
C’est unique en France, on a eu l’Hermione à Rochefort, mais qui était un peu plus petite, qui était d’une autre époque aussi.

La charpente navale en France aujourd’hui ça se résume beaucoup à du bateau à plaisance ou du chalutier de pêche. Mais un chantier comme ça il n’y en a pas deux en France. On va sélectionner les arbres en forêt nous-mêmes. On les suit vraiment de la forêt jusqu’au chantier ici sur le bateau. Si on a l’occasion d’avoir des pièces bien courbes, qui peuvent prendre au maximum les formes qu’on va avoir sur le bateau, il faut qu’on profite pour les avoir.

Moi j’aimerais bien continuer l’aventure, en faire mon métier.

Réveiller les pierres, révéler les hommes

Cassis, Bouches-du Rhônes

Pierre-Yves :
Moi c’est Pierre-Yves, j’ai 32 ans, j’habite La Ciotat.

Je suis arrivé dans le bâtiment avec une formation en électricité.
Et j’ai eu en gros quatre ans de chômage et après je suis arrivé chez Acta Vista.

Il y avait un poste qui s’est libéré sur le chantier de Port-Miou.
Donc là on est une équipe de huit personnes. Nous venons tous d’horizons vraiment différents, l’ambiance est vraiment très bonne. Chacun apporte ses compétences et son savoir-faire et aide les autres.

Jean-Michel SELVA – Formateur BAO Formation Acta Vista
Ce chantier s’est déroulé sur trois années, la première et la deuxième année étaient sur le maçon du bâti ancien, et la dernière année nous sommes sur une formation AEB.
Sur la restauration de tout ce qui est intérieur avec le placo, les peintures, les sols, plomberie et électricité.

Pierre-Yves :
Quand j'ai voulu monter mon entreprise, je me suis rendu compte que pour faire ce que j’avais envie de faire, il fallait que j’ai un large éventail d’interventions.

La formation AEB, agent d’entretien du bâtiment, permet d’avoir des qualifications dans tous les secteurs que je vise.
On est amené à faire de l’électricité, de la plomberie, des revêtements muraux style placo et des éléments de finition.

Ce qui est bien c’est que chez Acta Vista on a la possibilité à la fois de pratiquer sur le chantier et d’être formé, c’est quand même une très bonne chose.
C’est ça qui est intéressant, c’est d’avoir un chantier grandeur nature où on peut se permettre certaines erreurs que Jean-Michel nous explique pourquoi on a fait cette erreur et nous rattrape derrière pour que l’on répare.

À l’issue des travaux, la capitainerie deviendra également la porte d’entrée du Parc National des Calanques.

Un lieu de visite et de sensibilisation pour les promeneurs et touristes à l’entrée du Parc National.

Jean-Michel SELVA
Nous un site comme celui-ci on aimerait y rester, pas à vie parce qu’il faut que ça change un petit peu, mais on y est tellement bien… la mer, la vue, le calme. Pour travailler, c’est exceptionnel comme cadre.

Acta Vista, structure pionnière de l’insertion et de de la qualification professionnelle des demandeurs d’emploi, a permis en 2019, à Pierre-Yves, Wajih, Jean-Philippe, Antoine, Philippe, Khalil, Yannick et Thomas de se former durant 1 an sur ce chantier de restauration du patrimoine.

Port-Miou, un chantier d’insertion professionnelle soutenu par TotalEnergies Foundation et la Fondation du Patrimoine.

Trouver sa voie

Réfection de la roue à aubes du Moulin Saint-Gilles
Rouen (Expotec – Normandie)

Sylvain ENGELHARD – Président du centre d’histoire sociale :
Nous sommes ici au moulin Saint-Gilles, au musée Expotec 103, le musée industriel vivant. Moulin dont les origines remontent au XIIème siècle.

Le cœur même de l’association c’est le bénévolat.
Ça va aussi bien du forgeron à l’électronicien, à l’informaticien, l’électricien, le maçon…

Actuellement, nous sommes en cours de réhabilitation de la roue à aubes.

Vous avez pu suivre Alyu qui est en formation ici dans le cadre d’un chantier d’insertion.

Hassan ALYU :
Je m’appelle Hassan Alyu, j’ai 18 ans. Je viens du Nigéria. Je suis en France depuis deux ans.

J’ai fait le chantier jeunes. J’ai fait de l’espace vert, j’ai coupé des arbres. J’ai fait le dallage.
Quelquefois je fais la forge ici aussi. Je trouve ça vraiment intéressant.

Sylvain ENGELHARD :
L’intérêt c’est aussi d’avoir des jeunes en insertion qui rencontrent aussi bien les encadrants que les bénévoles.
Cela permet de faire une mixité importante et notamment de préparer les jeunes à l’avenir.

Il y a aussi du patrimoine à sauver. Il n’y a pas seulement le bois ou la maçonnerie.
Il y a des machines outils à restaurer. Les restaurer pour les mettre en fonctionnement.

Hassan ALYU :
Il y a des vieux trucs que moi je ne connais pas mais quand je viens ici j’apprends plein de choses.

Sylvain ENGELHARD :
L’Expotec c’est pas seulement un lieu muséal, c’est aussi un lieu d’insertion.

Hassan Alyu a travaillé près de 800 heures sur le chantier et prépare un certificat d’apprentissage professionnel de métallerie.

Le moulin ouvrira ses portes au public à partir du deuxième semestre 2020 et proposera des activités pédagogiques aux scolaires.

Margot
Antarctique 2°0.C est une campagne de recherche scientifique qui est portée par six étudiants des Ecoles normales supérieures pour aller appréhender et analyser à bord d'un voilier l'impact de l'homme sur l'environnement atlantique et l'environnement austral.

Clément
Ce qui se passe là-bas, ça peut préfigurer plus ou moins ce qui va nous arriver. Ça peut donner des idées en termes d'adaptation pour se préparer au changement climatique.

Margot
C'est une campagne qui dure six mois. On part de Marseille pour six semaines de traversée de l'Atlantique jusqu'en Patagonie. On passera par le Passage de Drake pour atteindre la péninsule Antarctique pendant l'été austral. On va rester là-bas, donc à peu près deux mois avant ensuite de reprendre la mer pour arriver à Lorient en mars 2022. 

Clément
On partage six champs d’intérêts scientifiques différents et sur lesquels on se regroupe. On peut par exemple étudier les écosystèmes marins, notamment l'écosystème qui permet de capter du CO2 dans l'océan, d'étudier le climat qu’on va pouvoir aussi rencontrer, ça peut être les précipitations, les évaporations, la dynamique de l'océan, de l'atmosphère et d'étudier les espaces dans lesquels on va être. Ça peut être comment les humains y travaillent, comment ils s’y agencent et la faune locale aussi, qui s'y trouve et qui peut être impactée ou non de différentes façons par les climats changeants. 

Margot
L'objectif, c'est de partager nos connaissances et les données qu'on aura acquises auprès du plus grand nombre et de montrer qu'être chercheur, c'est aussi être sur le terrain. Ce n'est pas juste être dans son laboratoire, c'est aussi une profession d'extérieur qui se fait en groupe. 

Clément
Le fait de partir à six sur un bateau plus petit, ça nous permet d'être plus flexibles pour aller échantillonner par exemple une pluie, un orage, une tempête de sable, une tempête de neige et aussi accéder à des écosystèmes qui sont moins faciles d'accès pour les plus grands bateaux.

Margot
La Louise est un bateau qui fait 19 mètres. C'est une goélette polaire qui a été conçue et taillée pour la navigation en zone arctique principalement, et pour nous, c'est une vraie chance de pouvoir partir avec ce bateau. 

Clément
Un des challenges a été de réussir à aménager une salle suffisamment propre, ultra propre, comme un bloc opératoire ou une salle où on construit des satellites, à l'intérieur du bateau pour garantir la propreté des échantillons que je vais faire. On appelle ça une salle blanche. 

Margot
Partir en Antarctique, ça suppose beaucoup de démarches à effectuer. Il faut remplir beaucoup d'autorisations, argumenter sa venue sur le territoire pour pouvoir y faire de la recherche. On a passé une dernière année de préparation extrêmement intense. On a besoin peut être aussi d'y aller enfin et de rendre ça concret. 

Fiona Mansais :
Je m’appelle Fiona j’ai passé une semaine en chantier bénévole à Chateauneuf-sur-Epte. 

Moi je suis passionnée de patrimoine, d’architecture et c’est pour ça que j’ai fait des études dans ce domaine là et dans celui de la sécurité. 

Franck Bucher : 
Le lieu a une histoire qui est ancrée dans la naissance même du duché de Normandie. En 1097 Guillaume le Roux fait construire ici une fortification imposante et aujourd’hui notre association est là avec les différents jeunes qui nous accompagnent en chantier, les partenaires, les mécènes pour venir faire revivre le site, le restaurer intégralement.

Melissa Michel :
Ça fait maintenant cinq ans qu’on a créé cette action chantier bénévole. C’est une action qui revient chaque année au mois d’août où on emmène pendant sept jours les jeunes pour travailler sur leurs compétences professionnelles et les aptitudes, tout ce qui va être un peu annexe à l’emploi. 

Ça peut être pour des découvertes métier, ça peut être pour de la confirmation de projets professionnels. Ça peut être aussi pour reprendre un rythme, prendre confiance, en soi, se sentir un peu utile, sortir de son quotidien.

Fiona Mansais :
On a nettoyé la tour-porte, on a tamisé la terre pour voir si on trouvait des éléments intéressants. 

Je suis attirée par l’artisanat et l’artisanat d’art. Pour moi c’était une belle occasion de me tester sur des activités manuelles aussi. Et puis j’aime bien les sports de plein air donc le fait de vivre à l’extérieur en tente ça m’attirait.

On a fait de la maçonnerie traditionnelle donc d’abord on a appris à monter un mur, fabriquer du mortier. Dans le fait de faire de la maçonnerie traditionnelle ce qui m’a plu c’est de travailler sur un patrimoine classé. 

C’est de faire une activité manuelle, une forme d’artisanat mais sur un bâtiment qui demande des techniques particulières.

J’envisage de m’investir dans une association, pourquoi pas celle qui nous a accueillis pendant le chantier bénévole.

Pâquerette Demotes-Mainard :
Actavista c’est une association qui a été créée en 2002 avec comme objet d’utiliser le patrimoine historique en péril comme levier de formation et de qualification de personnes en situation de précarité économique et social sur les territoires.

Mahnaz Abbasi :
En Iran, dans mon pays, j’étais ingénieur et professeur de sport. Ici en France je ne savais pas ce que je pouvais faire, si j’avais envie de changer de métier ou pas. 

Il y a deux ans que je réfléchis, j’ai rencontré des cordistes, 
ils m’ont parlée, ça me plaît. C’est un travail dehors, en hauteur, manuel. Je veux travailler sur les bâtiments anciens... sur la corde.

Samira Louragh :
Mahnaz elle nous a été adressée par le biais de Pôle emploi. C’était une vraie découverte pour elle, elle n’avait pas de projet professionnel quand elle est arrivée et elle cumulait plusieurs problématiques notamment au niveau du permis et de la linguistique parce qu’elle ne s’exprimait pas comme elle s’exprime aujourd’hui.  

Actavista lui a financé une formation cordiste. Aujourd’hui ça va faire dix mois je crois qu’elle est chez nous et en dix mois ça fait vraiment une belle réussite.

Instructeur :
On va poser le niveau comme ça et on va contrôler la bulle, il faut qu’on soit bien au milieu.

Mahnaz Abbasi :
On a appris à construire les murs, enduits, carrelage, coffrage, isolation, c’est mon préféré… La maison de mon grand-père 
ils l’ont construite avec des matériaux qu’on utilise maintenant pour l’isolation, avec la terre et le chanvre. 

Peut-être c’est pour ça, c’est un lien profond dans notre famille. 

Ouh c’est bon ! on a réussi !

J’ai deux projets. Le premier : je suis arrivée, je suis cordiste, je vais travailler sur les bâtiments anciens. Et deuxième : j’aimerais bien reprendre mes études à l’université dans peut-être cinq à six ans.